Le Putch des généraux ...

Déclaration du maréchal Bazaine aux généraux Decaen, Frossart, Failly, Trochu et Vinoy

Messieurs,
Je vous ai réuni ce soir pour vous informer d’évènements survenu récemment.
Comme vous le savez, le maréchal Canrobert a été nommé commandant en chef de toutes les armées française. J’ai tenté de le seconder du mieux que j’ai pu. Je l’ai soutenu contre l’avis de certains généraux, je lui ai donné mon avis chaque fois que j’ai pu…
Malgré nos efforts, le maréchal nous a conduits de revers en revers. Il a désorganisé gravement l’armée. Celle-ci est totalement coupée du reste du pays. Il s’est déchargé sur moi d’une partie de son fardeau, a oublié le reste pour se comporter au mieux comme un chef de corps. Je ne pouvais laisser l’armée, et avec elle tout le pays, courir à sa ruine.
J’ai donc pris sur moi de considérer que le maréchal ne remplissait pas ses fonctions et trahissait ainsi la confiance que le pays et l’empereur, plaçait en lui. En conséquence, j’ai demandé au général Bourbaki de mettre le maréchal aux arrêts. Au cours de son arrestation, le maréchal Canrobert s’est déshonoré en blessant gravement et inutilement le général Bourbaki ce qui me laisse penser que le maréchal avait perdu conscience de ses actes. Cette situation est pénible pour tout le monde. Ma pensée va ce soir vers mon pays. L’empereur est proche de la capture. Les partis politiques vont se déchainer. La division et le désordre vont paralyser la France. C’est pourquoi, ce soir plus que jamais, l’armée doit monter l’exemple de l’unité dans la tourmente ! Si certains d’entre vous ne veulent pas servir sous mes ordres après l’arrestation du commandent en chef, je ne les blâmerais pas. Par contre, je leur demanderais de ne pas entraver nos actions futures contre l’envahisseur prussien et ainsi de démissionner de leurs postes dès maintenant. Demain, j’irai devant le gouvernement et le parlement pour leur demander de créer un gouvernement d’union nationale qui aura pour mission de soutenir coute que coute la lutte jusqu’à ce que plus un prussien ne foule le sol de notre mère patrie.
Pendant ce temps, une proclamation faisant état du nouveau commandement sera diffusé au sein de l'armée.
Bazaine

Situation le 26 Août au soir




Les héros de la résistance



  • LA DEFENSE DE MONTMEDY
    Au général de Steinmetz,
    Monsieur,
    Je prends connaissance de vos injonctions à l'instant. En ma qualité d'ancien offficier je dois dire que je trouve votre acharnement à faire peser le poids des combats sur les populations civiles non conforme à l'esprit de la guerre. Toutefois, respectueux en ce qui me concerne du bien commun et en accord avec les autorités militaires de la ville, la ville sera ouverte demain 06h00. La garnison ainsi que les volontaires s'enfermeront quant à eux dans la citadelle comme il est du devoir des soldats.
    Recevez général l'assurance de ma détermination.
    Colonel BAUF Maire de Montmédy


    LA DEFENSE DE STRASBOURG
    Général,
    Le peuple français a déjà terrassé la Prusse a de nombreuses reprises et a surmonté ses revers sans jamais rougir d’avoir donné son sang pour une cause qui le dépasse et qu’on nomme l’honneur.
    Que croyez-vous donc faire ? On peut bien écraser nos armées, nous intimider jamais !
    Les prochains plénipotentiaires envoyés par vous seront désormais arrêtés et emprisonnés et je peux vous prédire que Strasbourg sera encore française par la grâce de Dieu et que s’il devait en être autrement elle vous engloutira ainsi que votre armée.
    L’Alsace sera pour vous ce que les Thermopyles furent à Xercés. Qu’on se le dise !
    Vive l’empereur ! vive la France ! Contre Amiral Exelmans commandant la Place de Strasbourg


    LA DEFENSE DE THIONVILLE
    Le conseil municipal de Thionville par la voie de son Maire Anatole LAFRIPOUILLE déclare solennellement qu'il assurera une défense farouche et redoutable aux ennemis de l'empereur, de la france et de son peuple. L'illustre exemple de ces derniers jours doit porter les habitants à se reconnaître dans ses soldats de la garde impériable et de nos colonies.
    Que chacun se tienne prêt à défendre l'empire et la liberté ! Un registre d'enregistrement de volontaires est ouvert dès a présent à l'hôtel de ville.


Bataille de Crepey – 23 août

Crepey – 23 août

A 07h30 les cavaliers français s’avancent vers la 11ème brigade allemande, dételle et font feu à bout portant sans pour autant faire de pertes. Pendant ce temps les cavaliers du Prince de saxe atteignent Crepey et se déploient. Les troupes françaises s’avancent et finissent par se déployer devant ces mêmes cavaliers. Le Général Canrobet voit cependant son débouché sur Colombey les belles bloqué.
Pendant ce temps les cavaliers de la garde atteignent les premières maisons de colombey st subissent un feu à bout portant provenant des habitations. Des troupes Françaises (environ 2000 hommes) sont positionnés dans les habitations, les magasins et l’église et le cimetière. Les cavalers surpris subissent de lourdes pertes et se replient vers Toul où une estafette est envoyée.
La divsion de la Garde ayant pris les armes dès les levées de bivouac se met en marche sur colombey dès la transmission du rapport apporté par l’estafette.
A 10h00 la landwher qui s’est déployée en attendant les têtes de colonne saxonne se met en marche.
Du côté de Crepey, les cavaliers Saxons qui ont chargé les têtes de colonne françaises sont tous repoussés avec pertes par des régiments français qui ont bien compris qu’ils devaient désormais se faire jour à la bayonnette.
Les Saxons marquent le pas et s’efforcent de combattre les faibles bataillons de chasseurs laissés dans les villages. Le temps gagné permet aux troupes françaises de fuir par la route. Les Tirailleurs, les zouaves et l’artillerie tentent de rejoindre Neufchateau en coupant à travers la large forêt de Colombey.
Le Prince Frederic, arrivé sur place avec sa cavalerie, lance son infanterie fraichement arrivée sur la route de Neufchateau et déploie son artillerie face à Colombey défendue par des tirailleurs Français. A 11h30 un message est envoyé ordonnant à la seconde division de la garde de faire mouvement vers Colombey dès l’arrivée de la 18ème division.
Il est 12h00. La garnison de colombey est écrasé sous la mitraille et la ville tombe entre les mains Allemandes.
Les uhlans et les Hussards de la Garde chargent la ligne française qui s’avance depuis une heure par la route de Neufchateau. Les cavaliers s’élancent sur les colonnes qui cèdent aussitôt et retraitent vers l’arrière.
Le Prince Frederic aperçoit de nouvelles colonnes ennemies (infanterie et artillerie qui occupent toute la route venant de Neufchateau. Le Français recevrait-il de nouveaux renforts ?
Le Prince de Saxe enrage et commence à croire que les restes de Canrobert vont lui échapper.
A 15h00 la division de la garde s’engage conte les lignes françaises soutenue par tous les cavaliers disposnibles. Face à eux, trois divisions se sont déployées : celle du général Grenier composée de gardes nationales contre le bois de Colombey, à gauche la 7éme division protégée sur son flanc gauche par la 10ème.
La brigade du Général Dray fusille à bout portant les hussards de la garde et stope net les lanciers. Un moment il coit pouvoir repousser l’élite de l’armée allemande mais le feu meurtrier de l’infanterie cause une telle panique dans les rangs des recrues que toute la ligne craque et s’enfuit.
La division de landwher quant à elle atteint l’aurée du bois du côté de Saulxerotte et compte bien y devancer les dernières divisions françaises talonnées par les troupes saxonnes et celles de la 19ème division. Afin de préserver ses forces, le Prince de Saxe décide d'arrêter le mouvement de ses troupes. Les restes des divisions françaises traversent les bois tandis que les fraiches tentent de stopper l'avancée de la Garde Allemande.
Finalement les Français retraitent sur Autreville tandis que les Allemands occupent Colmobey les Belles et forcent à la redditions les maigres régiments laissés dans les villages de Goviller et Quevilloncourt. Les restes de la garnison de Colombey cernée, met bas les armes.
Français : 3649 tués – 1 batterie de mitreilleuse capturée – 1250 capturés – Colonel Krien prisonnier, Cdt Barbossa et Général de Division Douay prisonniers - Généraux de Division Moreno -de Salignac Fenelon, de Forton et Montaudon tués. Le général de Brigade Aymard tué.
Allemands : 2164h tués – GL von Voights-Rhetz tué – 12 pièces légères détruites
Des groupes de soldats français sont capturés durant la journée et après la bataille. Les impératifs de calculs ne permettent pas d'en déterminer le nombre exact.
Ils seront déterminés ultérieurement dès que les évènements le permettront.

Les Prussiens dans Colombey les Belles


MANOEUVRES AU 22 AOUT


Histoire de la petite histoire

Extrait de l'échange d'Epinal entre Failly et Trochu le 22/08

- "Général Trochu : Salutations Général Failly
- Général Baron Failly : Salutations gnal Trochu
- Général Trochu : On vous croyait perdu et prisonnier de l'ennemi? Aux dernières informations vous etiez à Chateau Salins ?!
- Général Baron Failly : Que nenni.
- Général Trochu : Je suis même allez, seul (sur ordre de Canrobert) tenir Luneville le temps que vous arriviasses en cette ville !
- Général Baron Failly : J'ai reçu ordre d'attaquer Nancy par Lunéville le 19, attaque reportee le 20
- Général Trochu : Je suis arrivé aujourd'hui 22 à 20h à Rambervillers avec le XII eme corps, apres avoir été le 21 sur Luneville en provenance de Saint Nicolas de port. J'ai été accroché et ai subi de lourdes pertes, mais la situation etait intenable sur Luneville, trop excentré par rapport au 1er et 6eme corps qui sont sur Mereville. Je dois me replier sur
Epinal, mais suis suivi par un corps prussien d'environ 30 000 hommes.
- Général Baron Failly : où est Mereville ?
- Général Trochu : au Sud de Nancy
- Général Baron Failly : Pourquoi l'attaque n'a pas eu lieu le 20 ? Cela a failli me couter mon corps entier !

Bataille de Flavigny/Moselle – 22 août


Flavigny/Moselle – 22 août 1870

Les troupes du Prince de saxe ont dès la fin des escarmouches de la veille fait appel aux très nombreux équipages de pont présents sur la zone. Durant la nuit le Génie et les pontonniers construisent le pont de bateau protégés par les forêts qui les masquent à la vue de l'ennemi.
Dès 02h30 du matin les troupes commencent à passer et à se positionner sur l'autre bivouac. On dort à même le sol, sans feu, sans même pouvoir sortir son barda.
A 06h00 le 22 toute la cavalerie présente est lancée sur le flanc français. Ces derniers qui viennent de lever les bivouacs sont surpris de découvrir ces troupes de ce côté de la Moselle. Néanmoins le général Canrobert reste confiant. Après quelques discussions il décide de rester sur place eet de battre les troupes saxonnes qui vont se battre dos à la Moselle. De son côté le Prince de Saxe a commandé une attaque rapide et violente afin de ne laisser aucun répis aux troupes françaises. Le X corps s'ébranle à la suite de la cavalerie et un combat s'engage pour maitriser les accès de cette voie importante. Après deux heures de combat les allemands tiennent cette position malgré de nombreses pertes.
L'Etat Major français ne sait que penser d'autant qu'à hauteur de Richardmesnil des détachements Allemands qui tentaient de construire un pont ont dû renoncer sous les salves des troupesdu I Corps.
Le généralissime décide de réunir tooutes ses troupes et de reformer une ligne de défense déjà bien morcellée par l'arrivée de nombreuses troupes saxonnes à hauteur de Mélézé.
Partout les troupes du Prince de Saxe progressent. La cavalerie française est bientôt anéantie. Le général von Voigts décide alors de lancer son crps tout entier sur les lignes françaises mais l'arrivée fortuite des régiments du I Corps déverse une pluie de plomb qui cloue au sol de nombreux fantasssins.
A gauche la 24ème du GL von Holderburg tué la veille subit le même sort. L'artillerie de réserve arrive enfin et se déploie face aux lignes françaises à l'extrême droite du dispositif Allemand.
Les soldts allemands et saxons sont tétanisés devant les lignes françaises qui tiennent ferme. Le général Douay sent le doute envahir l'ennemi et décide d'une contre charge vigoureuse sur les saxons qui, privés de che depuis la veille perdent ied et refluent vers la Moselle.
Le Prince de saxe stoppe son avance et doit refuser son flanc gauche afin d'éviter tout débordement. Mais l'artillerie allemande mantenant en place commence à vomir sa mortelle mitraille. La garde saxonne n'a pas encore donnée.
Cette division de 13500h d'élites se préparent à perforer l'aile droite française attendant patiemment que l'artillerie fasse son oeuvre.
C'est finalement la nuit qui mettra un terme à cette sanglante bataille. Nuit qui est étrangement bien accueillie par les deux camps. Elle permet aux troupes françaises de retraiter et stoppe le retour offensif de la division Douay sur le flanc du Prince de Saxe.
Pertes Françaises : 11 667 tués (5668 du VI et 5999 du I Corps) 7 726 prisonniers (5980h du I Corps – 1746 du VI Corps) – 28 pièces légères, 6 pièces lourdes et 12 Mitrailleuses détruites - Les généraux de Division Douay (cdt le I Corps) et Bisson,les GB Lefebvre, Lacretelle, Noël et Tillard.
Pertes allemandes : 5083h tués – 24 pièces légères et 12 mitrailleuses détruites - Les GL SCHWARZKOOPER et von LIPPE tués, le GM von Leonhardi

Les humeurs de Moltke et de von Steinmetz


Général De Steinmetz,
Concernant votre humeur et votre tonalité, je vous laisse seul juge de votre emportement. Attendre une journée à la frontière d'achever sa concentration et pénétrer en France le lendemain n'est pas non plus digne d'un grand intérêt stratégique - et est révélateur d'un manque d'implication inqualifiable. Nous connaissions les positions initiales des corps ennemis, et votre pusillanimité le 3 août nous a fait rater l'opportunité de les surprendre en pleine marche. Je vous avais d'ailleurs demandé de marcher groupé depuis Perl, pas de disperser vos forces
Vous oubliez un peu vite qui commande.
Je ne tolérerai plus la moindre phrase susceptible de semer le trouble ou l'abattement au sein de nos forces. Je vous cite : "Au delà de votre hauteur de vue expliquée avec soin dans vos courriers et les leçons de Kriegspiel données aux uns et aux autres, alors que nous attendons toujours un vrai plan stratégique (le rendre-dedans n'en est pas un), nous attendions, mes amis saxons et moi-même, un bref encouragement." "...à méditer pour mes collègues ; les français sont des héros et il ne faut pas trop s'illusionner sur notre supériorité en artillerie."
Voilà ce que je retire moi de tout ce salmigondis : mépris de la hiérarchie, incitation à la méfiance et à la désobéissance, orgueil mal placé, attitude démoralisante. Vous osez de plus suggérer que le Prince de Saxe partage votre opinion, le mélant ainsi insidieusement à vos manoeuvres pathétiques pour dissimuler votre incompétence des premières heures. Je constate par ailleurs à la lecture des derniers messages qui me sont parvenus de lui que vous avez très probablement influencé celui-ci de sorte qu'il prenne votre parti. Ce que je déduis de tout cela c'est que :
- vous vous révélez incapable d'appréhender la situation stratégique de votre secteur,
- vous vous déchargez ensuite de vos responsabilités sur le haut commandement.
Je vous cite à nouveau :
"De Perl(...), ce 3 août à 20H00 (...) Votre Excellence, J'ai l'honneur de vous faire savoir que ma concentration est achevée, sans aucun problème." - Le contraire m'eut étonné , le même jour les IIe et IIIe armées étaient arrivées à St Avold et au nord de Haguenau respectivement.
3 août : "J'aurai sans doute à combattre très vite le 4e corps (français) sur la rive orientale de la Moselle." - La réalité à cet instant pour vous c'est qu'il est déjà parti pour Merzig. "Le 4e corps doit être sur la route N153 entre la frontière et Thionville. Je l'attaquerai demain matin, et je compte investir Thionville dans la soirée." Cette information est contradictoire avec la fin du même message, qui incite à penser que vous ne savez pas si le 4e corps vous fait vraiment face. Mais comme j'ai dû trancher ce jour là, j'ai privilégié vos suppositions les plus appuyées, vous me dites d'ailleurs que la cavalerie légère du 4e corps est à Sierck les Bains.
"La mission du Général Mirus était de faire le plus de bruit possible pour retenir le corps de Bazaine autour de Bonzouville, ou du moins de l'inquiéter dans un éventuel mouvement de recul vers Thionville." - A un contre dix ? Vous pensiez donc pouvoir battre les Français en faisant du bruit ? C'est pathétique. "Ma crainte consistait de voir le 3e corps se retirer et rejoindre le 4e devant Thionville avant que je ne puisse battre ce 4e corps." - Le 3e corps est à Saarlouis, c'est vous même qui me le signalez un peu plus bas, et j'ai d'ailleurs fait transmettre cette information par la voie hiérarchique, comme il se doit. La brigade Mirus étant isolée, il me paraît alors plus judicieux de la confier au Prince de Saxe, qui est à proximité de Saarlouis (il a lui-même un peu raté sa manoeuvre d'entrée à la frontière, pour des raisons plus platement "matérielles" : à cause d'un pont). Si votre crainte - qui était rationnelle - était de voir les 4e et 3e corps se regrouper, pourquoi attendre plus longtemps à la frontière dans ce cas ?
4 août : "Si je ne vous ai pas écrit, c'est que je pense que la cavalerie du 4e corps d'armée est restée sur mes arrières (...)." - Ladmirault tombe au champ d'honneur, mais il vous a joué un joli tour. Son corps est à Merzig, il est passé derrière vous. Qu'à cela ne tienne ! Vous avancez comme prévu sur Thionville et coupez sa ligne de communication - et c'est tout à votre honneur. Je commence par ailleurs à déduire de vos messages que votre cavalerie est insuffisante. J'ai déjà décidé ce 4 aout de vous renforcer en ce sens. Seulement, il va falloir attendre un peu... Ah oui, à ce propos, la composition exacte de tous les corps ne m'est pas connue... Je n'ai comme donnée que le numéro du corps et son effectif global. Je sais également que vous commandez la 3e division de cavalerie, qui doit contenir au moins deux brigades... Il vous en reste donc au moins une sous le coude pour reconnaître le terrain, mais je comprends que c'est très insuffisant. Etant donné que dans ce même message vous me faites part de la possibilité d'interception des communications par l'ennemi, je reste, moi, évasif, et ne vous donne que les informations qui me paraissent essentielles, incontournables."La journée de demain dev[r]ait me permettre de prendre Thionville, et d'investir Metz en occupant la rive ouest de la Moselle. Ainsi je fixerai le corps de Bourbaki qui doit y être, et l'empêcher de renforcer les corps français en difficultés plus à l'est." Deux choses : vous êtes trop loin de Metz et je ne vous ai pas assigné cet objectif. Pour le reste, tout me paraît très sensé, Bouzonville est menacé par le Prince de Saxe, c'est suffisant. Par contre occuper la rive ouest de la Moselle ? Descendre sur Metz et Bourbaki ? Je vous enjoint donc alors à demeurer sur Thionville, ou à tout le moins de ne descendre que jusque Hagondange uniquement, en tous cas de vous montrer prudent, et plein d'initiative - après tout vous êtes sur place et êtes donc le plus à même de réagir. Mais je crois que ce message ne vous est pas parvenu : le 4e corps est en effet derrière vous... Pourtant, vous vous révélez brillant à cet endroit le lendemain.
5 aout : "la Ist Armee affronte 4 français provenant de trois directions différentes, de sorte que nous avons dû batailler sur trois fronts. [etc.]" - Un élément m'était alors encore inconnu : la présence de Canrobert sur Thionville. Je ne suis d'ailleurs pas encore convaincu à cette heure de cette information - on m'indique à contrario qu'il serait parti pour Strasbourg. Le 4e corps qui tombe sur vos arrières vous oblige à combattre sur trois fronts. Reconnaissez que si le 3... tout ceci n'aurait pas eu lieu en la circonstance. Soit, je ne peux que constater votre situation, et les dégats. Ce que je fais sans ménagement (mais je ne suis pas là pour vous consoler cher ami). Je constate que vous commencez à vous lamenter de façon parfaitement exagérée et enfantine, demandant l'intervention de Sa Majesté pour réclamer la réintégration de la Brigade Mirus au sein de la Iere armée. Je vous lance donc un avertissement qui n'est là que pour sonder votre véritable intention à l'égard du GQG - la Brigade Mirus vous est par ailleurs rendue - et ordre vous est donné de nuit de fixer l'ennemi autant que possible.
Je suis donc parfaitement attéré de lire le message suivant, qui me laisse deviner votre véritable motivation depuis le début de la campagne. Mon ordre à nouveau n'a pas été respecté : vous me signalez à grand renforts de reproches qu'il est inutile d'envoyer la Garde sur Thionville, car les Français ont filé - qu'avez-vous fait pour les retenir, d'ailleurs en êtes vous si sûr ? D'autre part, vos informations apparaissent contradictoires. La veille 5 aout : "Je pense que les français sont coupés en deux : le 4e corps au nord de la d918, la garde, le 6e corps et les restes du 3e corps au sud de cette route. (...) l'ennemi, s'il se maintient, risque de se retrouver cette fois-ci en infériorité numérique si d'autres troupes de Sa Majesté sont dirigées vers nous." le 6 au matin : "... je suis surpris de votre idée de venir nous rejoindre à Thionville avec autant de troupes !" J'ai effectivement tranché en votre faveur (vous semblez l'ignorer), car je m'inquiète du sort de la Iere armée depuis votre message précédant, et je pense pouvoir enfin saisir l'opportunité d'encerclement tant attendue. Le Prince Frédéric Charles, en qui j'ai toute confiance, a préféré maintenir son ordre de marche de la Garde sur Metz, à raison ! La Garde ne viendra pas. Si les Français sont restés face à vous, vous serez fort aise...
Les informations que vous donnez doivent être fiables et le plus sûr possible.Je constate que vos rapports sont bâclés, vous évoquez un encerclement, puis (5 heures plus tard à peine) une situation où l'ennemi aurait disparu... Vous parlez de lourdes pertes infligées à l'ennemi, sans même les quantifier et les qualifier. Vous prétendez que l'artillerie est peu efficace et dans le même temps je constate qu'elle vous a sauvegardé des assauts français car vous ne déplorez que 3000 hommes tués, blessés ou disparus alors que vous étiez à un contre deux.
Votre humeur finit de me lasser et me fâche.
Vous vouliez un bref encouragement ?Je vous avoue très sincèrement que je n'ai aucun encouragement à proférer à votre égard, compte tenu de votre insubordination chronique quand aux ordres qui vous sont donnés.Je voue avoue également que ma patience à des limites, qui risquent fort d'être atteintes si vous continuez à agir comme vous le faites vis-à-vis de la hiérarchie.
A la moindre incartade, vous serez relevé de votre commandement.
Voilà pour ce qui est de la discipline.
Vos ordres initiaux sont maintenus : dégagement de Thionville et destruction des 4e et 3e corps. Puis progression sur Mézières. Thionville servira de base arrière pour vos lignes de communication. La Landwher en assurera la police et la sécurité d'ici peu. Dégagez votre ligne de communication !
Pour le Kaiser,
Von Moltke.

Dreyfus et la défense de Charleville Mezières



Au Maréchal Bazaine
Les boches sont devant la ville ou vous etiez ce matin. Ils veulent entrer. Mal leur en apprit !!J 'ai renvoyé leur plonipotentère avec ce message :
Messieurs les généraux de l'allemagne et de la saxe,
Je tiens à répondre à vos demandes de me rendre et la ville de Charleville Mezieres par un : NON !
Nous sommes en France et ici on c'est ce battre comme c'était avec l'empereur il y a pas ci longtemps, si vous voyez ce que veu dire !
Nous allons donc nous encevelir avec les murs et vous mettrez des années pour entrer dans la ville. J'ai fait 1815 et j'ai défendu Philippeville avec mes soldats. Alors il vaut mieux que vous negociez et nous assuriez de ne rien faire si vous entrez, dites le a vos chefs (sauf si c'est vous en fait)
Pour vous servir avec respect et application.
Cpt Dreyfus
Je vous tient au courant et j'ai préparé la casse du télégraphe comme demandé.
Pour la France ! Pour l'empereur ! Pour la ville de Charleville Mezieres ! et pour le Maréchal Bazaine !
Capitaine Dreyfus commandant la 6ème compagnie de la 4ème cohorte des Vétérans de la garde nationale

Monsieur le roi de saxe ou quique vous soyez ! Je veux vous dire ce qu'on veux !
Ne croyez pas parce que le Maire est parti ventre à terre et la peur au ventre pour paris qu nous sommes ses ouailles !
Nous ne sommes pas des soit disant marchands de tapis ou autres plonitentiaires nous autres ! Nous sommes français et fiers de l'hêtre ! Pour nous battre s'il le faut nous sommes prêts à mourir dans la boue mais avec honneur. Vous voulez rentrer ? bien mal vous en a pris car voilà nos conditions :
le respect des femmes et pas de viols , encore pire pour les enfants. Vous les touchez pas. , Aucune excavation sinon c'est la révolte garantie
le respect des populations civiles , ne pas nous priver de la nourriture, ne pas maltraités les soldats blessés, laissez nos couleurs et leurs épées aux sous officiers !
si pas un seule de ces termes n'était pas respecté ou si vous refusez ces conditions qui sont tirées de l'humanité des hommes alors je vous le dis ce sera le pire pour vous ! Ce sera Yena !!
Je vous laise jusqu'à ce soir 16h00 pour répondre sinon c'est terminé. On clos le débat.
Votre loyal et dévoué serviteur
Capitaine Dreyfus commandant la 6ème compagnie de la 4ème cohorte des Vétérans de la garde nationale
Chevalier de la légion d'honneur

Bataille de St Nicolas de Port– 20 août


St Nicolas de Port– 20 août

Après une discussion d'Etat Major où finalement les officiers s'accordèrent sur la nécessité de reprendre l'initiative, le Feldmarschall Moltke ordonne finalement au général Manstein d'envoyer le corps du GL Francesky sur St Nicolas de Port et de fixer les corps français reprérés au sud avec une division et son artillerie.
La 1ère Division : GENERAL MAJOR von Hartmann arrive au pont de Jarville et découvre les français qui a ce moment lève les bivouacs. Au sud de Nancy la 4ème Division : GENERAL LIEUTENANT Hann de Werheim se déploie ainsi que son artillerie. Les cavaliers Français reculent promptement derrière la Moselle.
A cet endroit il n'y aura d'ailleurs aucun événement d'importance. Les Français minent et détruisent les ponts pendant que les troupes allemandes puis Saxonnes les observent. A la fin de la journée les français se sont retirés derrière le fleuve et les troupes allemandes entent dans Richardmesnil. Seul le colonel Kasspompon est tué par l'explosion malencontreuse d'un caisson.
A l'est par contre les échanges sont plus vifs. La cavalerie saxonne est envoyée sur ville en vernois pendant que la 3ème division continue son déploiement.
A 10h00, alors que les troupes saxonnes ont commencé à débarquer, la 3ème division avance à portée de canons des troupes du Général Trochu. Ce dernier apercevant dès 06h00 les troupes allemandes a déployé toute son infanterie à l'ouest de St Nicolas de Port, intercallé 12 pièces d'artillerie de la réserve entre chaque groupe de 2 régiments et envoyé toutes ses compagnies de génie s'affairer au minage des ponts qu'il a reçu l'ordre formel de détruire.
Pendant ce temps le colonel de Perthuis forme toutes ses batteries en une longue ville et commencel'évacuation vers Luneville par la D400.
A 11h00 l'infanterie allemande s'engage contre les lignes françaises de St Nicolas. Le Feldmarschall Moltke envoie le GL Francesky pour pousser l'attaque et tenter de détruire les forces françaises qui se battent à dos de rivière. Pendant ce temps le pont de Varangeville explose et une partie des troupes du XII Corps.
A ce moment la cavalerie de la Garde Hessoise débouche à l'est de Luneville et, contournant la ville, aperçoit les colonnes de route française. Mallgré l'ordre de ne pas s'engager le général Major de SCHOLOTTHEIM ne veut pas laisser l'occasion et déploie ses cavaliers. Alors qu'il est à quelques centaines de mètres de la tête de colonne française surprise de cette arrivée, les généraux Duhesme et du Barail surgisent de Luneville, franchissent les ponts au triple galop et engagent les cavaliers Hessois. Malgré la supériorité française, les Hessois font face. Le combat dure près de 3 heures et les cavaliers de SCHOLOTTHEIM
doivent finalement retraiter sous le nombre. Toutefois les régiments français ont soufferts et les génraux Duhesme et du Barail sont tombés.
La perte du Général du Barail sera pleurée longtemps dans l'armée française.
Au même moment, le général Fraancesky ordonne un assaut général contre les troupes de Marine qui reclues dans etaux abords de Rosnières aux salines sont les dernières troupes françaises sur larive gauche de la Meurthe. C'est précisemment à ce moment que l'enseigne de vaisseau de 1ère classe Moulinnette posté dans le clocher du village abat le général Allemand d'une balle en plaine tête.
Finalement à 16h30 les français ont réussi à passer le pont et à détruire le pont de Rosnières. Le XII Corps est sauvé de ce qui aurait pu être un véritable désastre. On notera deux faits marquant durant cette journée. Le Généralissime Canrobert absent en début de journée lors de son arrivée auprès du Maréchal Leboeuf ne fut pas salué par la troupe qui au contraire montra de grands signes d'hostilités. Un certain nombre d'officiers eux mêmes montrèrent leur mécontentement en ne participant pas au diner du soir. L'armée avait l'étrange sensation qu'après avoir abandonné injustement à son sort les corps des généraux Failly et Dumesnil, après avoir exigé la tête du général Bourbaki si aimé parmi les soldats, le généralissime avait laissé faire les évènements au risque de voir le XII corps se faire tailler en pièces sous les yeux des troupes de Douay et de Leboeuf.
L'autre événement fût la compassion dont fit preuve le Prince de Saxe en fin de journée. Bien que rageant toutes les heures contre le peu d'entrain que l'on donnait à l'avance vers l'ennemi, il reçut tardivement l'autorisation d'avancer vers le pont de Richardmesnil ; pont qui, comme nous l'avons dit fût détruit ainsi que ceux de Flavigny et Neuves Maison. C'est au moiment où les troupes saxonnes approchées que le pont fût détriut blessant la tête de colonne du 104ème RI parmi laquelle un jeune tambour de 16ans; Le Prince de Saxe n'écoutant que son courage lança sa monture entre le tir des troupes françaises placées de l'autre côté du fleuve, protégeant ainsi le jeune garçon d'une mort certaine. Son cheval fût d'ailleurs blessé dans l'affaire. Le garçon fût ainsi sauvé et soigné dans la tente personnelle du Prince Saxon.
La bataille quant à elle se termina sur la coup des 17h00. Elle avait coûté la vie à 166 allemands et à 1332 français.

Le rapport secret de von Lunatik ....


Histoire de la petite histoire. Rapport secret de von Lunatik envoyé secret de von Moltke près du Kronprinz pour l'espionner


"Je tiens à porter à la connaissance de votre excellence un certain nombre d'élémnents qui, je l'espère, l'éclaireront sur la situation de la troisième armée.
A l'heure actuelle toutes les troupes composant ce groupement sont arrêtées et ont ordre de bivouaquer. Cette décision, si elle est nécessaire pour certaines troupes s'expliquent difficilement pour d'autres qui sont au repos depuis plus de 4 ou 5 jours. Ainsi les troupes badoises ont elles construits dans leurs cantonnements des baraquements en bois et ne cessent de plaisanter sur le rôle d'arrière garde confiées aux troupes d'Allemagne.On brocarde les troupes Prussiennes et je dois vous avouer mon extrême mécontentement.
Pour le reste, je note que le moral est relativement bon même si les défaites de gougenheim et d'Obersteinbach laissent un goût amer à de très nombreux officiers. Il me semble que ces revers ont pu être causés par un étalement géographiue des troupes ed Wissembourg à Saverne et de Bitche à Selestat.
A l'heure où je vous parle le contact a été rompu avec les corps français « faute de cavalerie » comme le dit l'Etat Major et le Kronprinz lui même. Il est indéniable que ces troupes retraitent par le sud de l'Alsace. Il me paraît toutefois dangereux de laisser un certain nombre de places sous contrôle français et de s'avancer ainsi. C'est le cas de garnisons ennemies qui tiennent toujours Lauterbourg, petite pierre, Bitche, Strasbourg ou Fort Louis.
Aussi, comme me l'a demandé son excellence, je crois que la III armée doit se concentrer sur des objectifs uniques et éviter de vouloir courir plusieurs lièvres à la fois. Les troupes Françaises l'ont bien compris.
Enfin, ne sachant l'état de l'information dont vous disposez, j'ai le regret de vous annoncez la perte du général von der Tann, commandant le I Corps Bavarois assassiné le 09 août à Gougenheim, des commandants des réserve d'artillerie des troupes Wurtembourgeoises et bavaroises, du LG de Kirchbach commandant le V corps, des GM de BERNHARDI et GM de KROSIGK de la 4ème division de cavalerie.
Je suis de votre excellence le plus fervent et le plus dévoué serviteur. "
Général Lieutenant HEPP von LUNATIC ADC du Feldmarschall von Moltke

Bataille de Chambrey – 19 août


Chambrey – 19 août

Quand les cavaliers de BRAHAUT s'avancent sur la route de Nancy en ce matin du 19 août ils ne savent pas encore que cette journée entrera au panthéon des victoires militaires françaises.
C'est à hauteur du petit village de Champenoux que le premier contact fût pris avec les troupes Prussiennes. Ces derniers, avertis la veille de l'arrivée de troupes françaises sur leur ligne de communication ont décidé de la rétablir promptement.
A 08h45 la tête de colonne du général von PRITZELWITZ est repérée par les reconnaissances du Vicomte de BERNIS. Failly est prévenu. Il sait désormais qu'il va falloir se battre. Ses troupes font partie des régiments les plus confiants et les plus motivés de l'armée. Ils ont déjà vaincu les Wurtembourgeois à Obersteinbach, échappés à la III Armée qui s'était jurée de les capturer ; ils croient au génie de leur chef.
Le « Renard des Vosges » comme le surnomme déjà la presse française, ne va pas décevoir ses hommes. Conscient de la puissance de l'artillerie allemande mais de la supériorité du fusil chassepot, il déploit aussitôt ses hommes dans les contrepentes des collines situées en face du village de Chambrey, dispose les régiments de chasseurs dans les bois, positionne ses canons en soutien de son infanterie et place la division GD GUYOT de LESPART sur son flanc gauche, masquée par les bois, afin de surprendre les troupes allemandes sur leur front et si les circonstances le permettent de les déborder.
A 11h00, le général aperçoit sur les crètes derrière le village de Moncel sur Seille de maigres régiments français déployés. Prudent, il décide d'éclairer la position et envoie une avant garde composée des Dragons du 10ème Régiment. Ces derniers s'avancent et font fuir les fantassins français qui se replient à toute jambe. Les cavaliers poursuivent dépassent la crête et tombe, sur l'autre versant, de trois divisions d'infanterie déployées.
La fusillade est vive et foudroie en moins de 10 minutes les dragons allemands mais le piège français est éventé et le général von PRITZELWITZ stoppe sa colonne. Failly se persuade qu'il ne peut laisser de répis aux troupes allemandes et ordonne aux 13ème et 14ème divisions de s'avancer. Les généraux GOZE et de l’ABADIE d’AYDEN harangue leurs hommes et atteignent la crête.
En contre bas ils aperçoivent les troupes allemandes qui se déploient et s'appuient sur le village de Moncel sur Seille .
Les divisions françaises font feu mais, trop brusqué, il ne donne pas les résultats escomptés. Les deux divisionnaires, qui veulent absolument éviter le déploiement ennemi, décident de charger à la bayonnette. Les fantassins français s'élancent et dévalent les centaines de mètres qui les séparent de leurs adversaires. Les 11ème et 46ème de Ligne avancent à l'extrême droite, Les 61ème et 86ème à leur gauche. Les 49ème et 88ème de Ligne pénètrent quant à eux dans Moncel sur Seille .
Malheureusement l'infanterie française fait face aux régiments de grnadiers 4 et 5 qui se forment rapidement et entrainent dans un feu roulant toute a ligne Allemande. L'attaque française est brisée, en moins de 2 minutes 900 hommes ont été tué.
La situation est critique. Les cavaliers français sont aux prises avec 2000 hussards Prussiens à Moyenvic qui risquent de leur couper leur voie de retraite et la tête d'une colonne de renfort (troupes hessoises) est aperçue à l'ouest de château salins. Il n'y a que Failly pour croire encore à la victoire !
Comble de malheur l'échec de l'assaut français a permis à l'artillerie Allemande de se déployer. En une demie heure la réserve d'artillerie française est anéantie. Il est 15h00.
Le « renard des Vosges » rassemble ses troupes et fait avancer sa réserve qui, débouchant sur le flanc de von PRITZELWITZ le force à stopper sa progression.
Les tireurs français sont là d'une rare efficacité et les hommes de la seconde division allemande ne peuvent rivaliser. L'artillerie ne sait comment faire face et, ce faisant, permettent aux 13ème et 14ème divisions du V corps de se réorganiser et de se repositionner. Ils s'interposent entre les désormais deux divisions allemandes et se battent comme des lions pour ralentir leur jonction.
Même si les français du Général DUMONT continuent de percer le flanc de von PRITZELWITZ, les français commencent à imaginer à retraiter quand une estafette annonce l'arrivée des 20 000 hommes du VII Corps. L'espoir change alors de camp.
Les 2 corps français se déploient et les troupes fraîches remplacent celles qui combattent depuis plusieurs heures. Les troupes Hessoises se voient bientôt menacées dans leur dos et, incapables de se joindre aux troupes de von PRITZELWITZ n'ont d'autres choix que de fuir à travers champ.
L'avancée française est alors irrésistible.

Bourbaki lors de la défense de Thionville


Histoire de la petite histoire : Les collabos ....

Charles Louis Verreux se présente le 13 au matin et indique que le maréchal de Mac Mahon a envoyé des hommes en civils pour excité la ferveur nationaliste et favoriser la constitution de groupes de « terroristes » et de livrer une guerre acharnée sur les arrières des troupes prussiennes. Il attend ses 1000 francs avec impatience et dit aimer les allemands (et surtout les prussiens) depuis qu'il est tout petit (il est âgé de 57 ans).

André LEPEREUX, Député Maire de Longuyon le 13/08 à 03h30 par l'intermédiaire d'un individu en civil porteur d'un drapeau blanc,
Mon très cher général Steinmetz,
J'ai bien reçu votre réponse positive à nos supplications ainsi que les garanties de ne commetre aucun exaction contre notre population. Dans ces conditions, le conseil municipal et moi même décidons de ne porter aucune obstruction aux marches de l'armée allemande. En conséquence, la ville vous sera ouverte à 06h00 ce matin.
Recevez Général l'expression de mon profond respect.
André LEPEREUX, Député Maire de Longuyon


Le Commandant de la place de Lauterbourg au Feldmaréchal Von Moltke, Général en Chef des Armées Prusiennes.
Excellence,
Je prends acte de votre accord. La garnsion quittera demain matin à 06h00 la citadelle drapeau en tête et sans musique. Les hommes de troupes laisseront leurs armes et le Maire accueillera les troupes occupantes conformément aux conditions de la reddition.
Le cdt de Place

Histoire de la petite histoire. Déclaration du Maire de Nancy au Général Manstein

Mon général,
Mes concitoyens me font savoir que vous avez déployé vos troupes aux portes de Nancy. Les Nancéens, sachez le, n'ont rien à voir avec les choses de la guerre. Ils sont tout à fait étranger à ce qui l'a déclaré et ne cherche aucune légitimité de son propre gouvernement.
En gage de bonne volonté, je me propose de laisser entrer vos troupes contre la promesse de n'y voir aucun pillage et aucun geste déplacé.
Répondez à cette requête sur votre honneur et le peuple de Nancy vous sera redevable et votre nom salué comme celui d'un homme droit, fier, aimable et respecté.
Jean Lafrousse, maire de nancy

Battaille de Metzervisse - 05 août

METZERVISSE - 05 août

Le combat commence à 10h00. Steinmetz renseigné sur les mouvements des troupes françaises prend ses dispositions dès 09h30 pour détruire ou démonter les ponts. Le génie s'y attelle pendant que l'infanterie se déploie en demi-cercle, prête à faire front de tous côtés. Déjà on peut entendre le canon tonné à l'Est ...
A 10h00, le général COURTOT reçoit l'ordre de Bazaine de passer à l'offensive, sans attendre ce dernier. Ses troupes attaquent mais les positions Prussiennes couvertes par une puissante artillerie sont difficiles d'approche. Avec courage et perservérance, l'infanterie Française tente à trois reprises de briser les lignes, et y arrive presque en enlevant 3 batteries qui sont aussitôt enclouées. Le général COURTOT peut être satisfait quand plusieurs régiments de cavalerie prussiens s'engagent dans des charges impétueuses sur toute la ligne. Steinmetz vient en effet de lancer tout ce qu'il a de cavaliers dans le combat espérant regagner le terrain perdu.
Les 7ème, 8ème et 15ème Hussards soutenus par les restes de la brigade Dohna s'engage à fond et bousculent l'infanterie française l'obligéant à se replier dans le plus grand désordre.
A l'est, les troupes de Bazaine sont arrivées mais doivent effectuer un volte face afin de tenir tête à leurs poursuivants. Le général Courtot qui s'attendait à une attaque concertée, voyant le déploiement de Bazaine décide de manoeuvrer afin de la rejoindre, persuadé de ne pouvoir seul enfoncer les positions de Steinmetz.
Ce ernier en profite aussitôt pour lancer son VII corps au nord afin de s'assurer un débouché sur cet axe si le repli s'impose. Les troupes Prussiennes souffrent en effet. Au sud par Guerlande, la garde à pied française débouche et s'engage aussitôt. La première division fixe la ligne de défense Prussienne pendant que la seconde longeant la Moselle tente de la prendre de flanc. La situation est désormais critique pour Steinmetz qui décide de reculer ses lignes sous la protection de ses batteries de réserve. Les Français hésitent pourtant à attaquer de front une position armée de 72 pièces qui vomissent la mitraille à bout portant.
Les généraux Courtot et Bourbaki tentent en vain un dernier assaut appuyé et concerté en plein centre ennemi. Le feu terrible qui s'abat sur les divisions et le 3ème voltigeurs de la Garde interdit toute progression.
Un peu plus à l'est Bazaine a déployé son corps et recueille les restes épars de la colonne mobile du général Decaen pourchassée par les troupes Saxonnes. Ses Chasseurs sont écrasés dans Dalstein par le X corps allemand, la cavalerie de Clerembault doit se replier ... rien ne semble pouvoir arêter la marche du Prince de Saxe quand soudain, surgissant d'un repli de terrain, la cavalerie du général Legrand débouche par surprise sur les têtes de colonnes, les forces à se replier et tombe finalement surl'artillerie de réserve du X Corps. Une melée s'engage où les pauvres artilleurs, ne peuvent rien , laissés seuls, sans soutien, ... désespérés.
36 pièces sont détruites et les cavaliers français s'apprêtent à repartir dans leur furie desrtuctrice quand la cavalerie de von Lippe vient mettre fin à cette frénésie destructrice.
Malgré cet acte d'héroïsme les Français hésitent et sont de plus en plus convaincus de l'impossibilité de vaincre ; d'autant que le corps Saxon débouche à son tour sur le champ de bataille.
Il n'est plus temps. Les généraux français décident de se concentrer afin de décider de la conduite à tenir. Steinmetz ne peut poursuivre et profite de cette accalmie pour regrouper ses forces. Le Prince de Saxe continue de pousser Bazaine qui recule en bon ordre, pied à pied. Il est 20h00 la bataille de Metzervisse est terminée.

Bataille D'Obersteinbach - 05 août


OBERSTEINBACH - 05 août 1870

Le combat commence à 13h00. OBERNITZ fait le choix de se déployer dans et aux abords de Niederteinbach. A peine a-t-il déployé sa première brigade que les brgades GRENIER et NICOLAS s'élancent. Les deux attaques sont repoussées assez facilement et OBERNITZ pense pouvoir déployer la brigade STARKLOFF en arrière du village. A 15h00, alors que le général GOZE lance à nouveau sa division à l'assaut qui coutera la vie au général NICOLAS, celles d'ABADIE D'AYDREN à droite et la troisième de GUYOT DE LESPART manoeuvrent sur les flancs Wurtembourgeois. STARKLOFF s'engage et tente de bloquer les mouvements français tout en tentant de déployer ses pièces d'artillerie. Toute l'infanterie Française est maintentnat en ligne et FAILLY déploie toute son artillerie sur son front. Pendant deux heures, un redoutable combat d'artillerie oppose les troupes. Il est 17h00 et la position de la brigade von REITZENSTEIN est désormais intenable. Une charge du 86 RI chasse d'ailleurs le 1er régiment qui défend Niederteinbach.
La population en profite et fusille les troupes en pleine retraite. A droite et à gauche les progès des 2ème et 3ème divisions forcent les troupes Wurtembourgeoise à se réorganiser sous couvert de la réseve du général von HUGEL. Les français continuent de pilonner les positions à l'arrière du village. Il est 18h00, les Wurtembourgeois repoussent à nouveau les assauts français mais le général OBERNITZ tombe frappé en pleine poitrine. Les troupes décident alors de se replier vers Lembach sous protection de la réserve d'artillerie. Il est 20h00.
Les wurtembourgeois laissent 2833h et 48 pièces d'artillerie mais sauvent la dépouille d'OBERNITZ. Les français perdent 1500 hommes.

Combat de Bouzonville - 05 août

COMBAT DE BOUZONVILLE - 05 août 1870

Tôt le matin, la cavalerie de LIPPE s'élance sur Bouzonville afin de maintenir le contact avec BAZAINE. Arrivés près du village, les cavaliers Saxons confirment que le gros des troupes françaises a levé le bivouac très tôt et a marché sur Thionville en laissant une arrière garde de cavalerie. Le combat s'engage. D'abord favorable aux français, le combat force toutefois ces derniers à reculer. Il est 09h00 quand le XII Corps arrive sur Bouzonville où il se déploie. A 10h00 le colonne de DECAEN arrivant au sud par la route de Boulay, aperçoit très nettement les trooupes Prussiennes déployées à cheval sur ce carrefour stratégique. Une rencontre rapide des officiers français conclue à l'impossibilité de combattre dans des conditions défavorables et il est décidé de marcher vers Thionville à travers champ, pour tenter d'y rejoindre Bazaine. Les cavaliers de Forton, alliés à ceux de Carembault se chargeront de ralentir l'avancée des troupes ennemies. A 11h00 les Saxons quittent leurs positions et marchent sur les hommes de Decaen qui tentent de rejoindre Dalstein, tenu par les cavaliers Français. Dans les deux camps on engage tous les régiments de cavalerie. Les artilleurs saxons sont sabrés sur leurs pièces, les ulhans de la garde bousculés, c'est la « Furia Francese » qui s'arrête à quelques dizaines de mètres des colonnes d'infanterie du X Corps qui vient de surgir à l'est. Malgré les afforts du Prince de Saxe, à la tête de toute sa cavalerie, les hussards et dragons français opposent une farouche résistance. A 12h30 l'espace est enfin dégagé et rien ne peut plus espérer ralentir la progression du Prince de Saxe. Ce dernier reçoit un message de STEINMETZ l'enjoignant de marcher au canon et de marcher dans les reins de BAZAINE. Le corps Saxon se reforme mais celui de von Voights-Rhetz continue sa progression vers Thionville coupant ainsi les divisions françaises de la route principale et forçant ces derniers à tenter de rallier Bazaine, menacés de flanc et de dos. En milieu d'après midi toutes ces troupes entrent sur le champ de bataille de Metzervisse ...

03 août 1870 - Les déploiements


C'est en juillet 2008 que nous avons débuté notre nouvelle campagne : 1870
Le premier tour débutait ainsi le 03 août avec le déploiement historique des troupes.
Pour les troupes Françaises :

Ier Corps : Mac Mahon – 40 000 hommes (Wissembourg-Strasbourg)
2ème Corps : Frossard – 30000 hommes (Forbach)
3ème Corps : Bazaine – 40 000 hommes (Bouzonville)
4ème Corps : Ladmirault -30000 hommes (Thionville)
5ème Corps : Failly – 20 000 hommes (Sarreguemines)
6ème Corps : Canrobert – 35 000 (Soissons)
7ème Corps : Douay – 20 000 hommes (Belfort)
Garde Impériale: Bourbaki - 20000 hommes (Châlons)
Pour les troupes Allemandes :

VII – von Zastrow : 30 000 (Heussweiler)
VIII – von Goeben : 30 000 (Losheim)
Garde – Auguste de Wurtemberg – 37000 (Dürkheim)
III – von Avensleben – 30 000 (Konken)
IV – von Avensleben – 30 000 (Kaiserlautern)
IX – von Manstein – 30 000 (Grünstadt)
X – von Voigts-Rhetz – 30 000 (Fürfeld)
XII – Prince royal de Saxe – 36 000 (Alzey)
V – von Kirchbach – 30 000 (Billigheim)
XI – von Bose – 30 000 (Rohrbach)
I Bavarois – von der Tann - 30 000 (Germershein)
II Bavarois – von Hartmann – 30 000 (Landau)
Histoire de la petite histoire : Message de Napoleon III à Canrobert, le 03/08

Palais de l'Elysée, Paris le 03 août 1870
Par télégraphe prioritaire.
Général,
J'ai bien reçu votre correspondance. Je crois qu'il est sage en effet de nous renseigner. Votre concentration sur Nancy est une bonne chose. J'ai demandé au général Bourbaki de vous faire connaître mon intention que la garde vous rejoigne sur la ligne de front. Le maréchal LEBOEUF me proposera bientôt un plan d'attaquue de Berlin. D'ici là voyez avec le duc de Magenta et le Maréchal Bazaine ce qu'il convient de faire pour obtenir les renseignments utiles à notre offensive. Je crois que l'ennemi devrait passer à l'offensive d'ici une semaine dès que ses corps seront concentrés. Peut être faudrait-il envisager d'attaquer promptement ? Faites moi connaître par retour si vous pouvez attaquer le 04 ou le 05 août et par où.
L'etat Major se charge d'assurer la réimpression de votre papier à en tête.
NAPOLEON

Présentation des joueurs : Les Allemands







KRONPRINZ: Gilles Lepan (Lille)
BARNEKOV : Laurent Soubrane (Paris)
STEINMETZ : Denis Costopoulo (Marseille)
PRINCE DE SAXE: Antoine Rousselle (Paris)
MANSTEIN : Sylvain Dray (Nancy)
VON BOSE : Cedric Vandecastele (Lille)
Von MOLTKE : Laurent Delbecque (Douai)
FREDERIC CHARLES : Philippe Gireaudon (Montpellier)

Présentation des joueurs : Les Français





FROSSARD : Thomas (Nord) puis Fabien (Paris)

BAZAINE : François Hary (Lille) puis Gaël Pentel (Lille)

CANROBERT : Arnaud Damie (Lille)

TROCHU : Sébastien Arthus (Paris)

FAILLY : JC Gabillot (Marseille)

LADMIRAULT : Corentin (Douai)

BOURBAKI : Stéphane Langlet (Afrique) puis Gaël Pentel

DOUAY (puis DECAEN) : David Delbare (Lille)

VINOY : Julien Dubus (Douai)