Extrait de la correspondance secrète du Kronprinz Wihlem

Après plusieurs années de silence, Gisela von Preussen dit "Gisela Krön" publie quelques extraits de la correspondance secrète de son grand père le Kronprinz Wihlem durant la guerre franco-allemande de 1870. Ces pièces devraient nous permettre de connaîter cet homme de guerre sous un autre jour.

le 07.08.70 18h00 de Kronprinz Gougenheim à Bose par Hochfelden Brumath Strasbourg?
General
Mes sentiments à votre égard sont des plus partagés. Je dois vous féliciter d'abord en ce qui concerne vos actions sur Strasbourg.Mais pour le reste !Parlons en!soit vous etes mal secondé soit vous etes laxiste.
Il est en effet inadmissible de la part d'un chef de corps de ne pas respecter à la lettre les ordres reçus.
Je m'explique:je vous avais par ecrit ordonné de tenir garnison à Haguenau...,resultat ligne de communication caduque attrition pour toute la 3é armée .Votre correspondance:je ne sais jamais ou vous etes ni à quelle heure vous m'ecrivez!Donnerwetter !nous ne sommes pas dans l'armée du Grand Turc que je sache ! Je vais pour la derniere fois vous rappeler vos devoirs.
Il est imperatif que je connaisses la position exacte de vos troupes chaque soir.Ce que vous avez fait, que c'est-il passé ?Ou etes vous? Pour votre gouverne,Mac mahon a percé sur Saverne ce jour apres avoir bousculé la 1e division bavaroise perte 2000h chez nous 1500 pour les français .Son corps est d'environ 25000h+100 pieces .
Au nord Failly continue à se prendre pour l'ours des Vosges .Je l'attends avec les badois et bavarois et wurtembourgeois ...je le detruirai sous peu soyez en sur.
Pour le 08 je vous renforce avec les reserves d'artillerie Bavaroises la 3e division les cies de génie du Icorps et moi meme,je serais en effet à Cronenbourg demain en fin de journée.Le VIe corps prussien sera lui à Lingosheim vers 09h00 soit 30000h 60 pieces .
Es ist Klar !

GQG 3eme Armee A Obernitz
Comme je vous l'ai spécifié dans mon dernier courrier ,vous enverrez par rail à Kaiserslautern les gardes nationaux et volontaires francais capturés ,sous la surveillance de votre Feldhgendarmerie 80 hommes devraient suffire. Quand aux gardes-chasse et francs-tireurs ces Schweinehunden ! vous les ferez passer par les armes dés demain matin sur la grand place pour l'exemple.
Vous lirez aupparavant la proclamation ci-dessous.
Avis à la population
Nous ne sommes pas venus en France pour vous asservir ,mais une fois encore pour vous libérer du joug impérial qui méne votre beau pays à la ruine . Les lois de la guerre sont cependant strictes et doivent étre respectées par tous . Aussi je ne puis tolérer que des civils prennent les armes contre les troupes allemandes,la guerre est une affaire de soldat à soldat! Je décrete donc par mon autorité legitime que toute personne civile prise les armes à la main sera considérée comme terroriste et immédiatement fusillée.
Sachez aussi que toute exaction grave éventuelle de la part de troupes sous mon commandement devra m'etre aussitot rapportée ,et je m'engage sur l'honneur que les coupables seront chatiés sans aucune pitié.


De Kronprinz Strasbourg .Oberkommando de la Dritte Armee
20h00 le 07.08.70
A Lieutenant General de Failly vers le col de Goetzenberg
Message porté par l'Oberleutnant Kreuzer du II corps bavarois.Plenipotentiaire avec drapeau blanc.
Mon cher général.
Vos manoeuvres de ces derniers jours m'ont agréablement surpris .Vous avez pour un temps focalisé l'attention d'une partie de la 3e armée et je vous l'avoue avec grand talent,qui hélas semble manquer à vos malheureux compagnons d'armes .
A cette heure votre situation est cependant des plus délicate.La trappe est désormais close.
L'avenir de votre corps des plus compromis.En aucun cas il ne vous est possible de rejoindre vos lignes qui au mieux dovent se trouver à plus de 100 kms.Donc inaccessibles.
Votre plus proche ami,Le Marechal Mac Mahon est à cette heure à ma table!
Il s'est rendu avec honneur et dignité ce jour avec les debris de son corps afin d'eviter bains de sang inutils et la destruction de Strasbourg.
Je vous demande par la présente donc ,de rendre les armes sous 24h00 et je m'engage en tant que Kronprinz
a vous garantir les honneurs de la guerre pour tous.
Vos hommes seront internés à Haguenau jusqu'à la fin de cette tragédie ,les officiers pourront rejoindre leurs familles apres avoir juré sur l'honneur de ne plus combattre nos troupes.
Quand à vous vous pourrez à votre convenance rejoindre n'importe quelle destination .
Mais en cas de refus ; je dechainerez les enfers.
Les wurtembourgeois m'ont rapporté avec justesse que les habitants de Niedersteinbach ont contribué par les armes à repousser nos vaillantes troupes .En reaction à cette acte terroriste je pourrai faire fusiller tout homme en age de porter les armes (12 ans ) et detruire par le feu cette charmante bourgade!
Mais cette alternative ne dépend que de vous seul.
Sachez que je ne manque jamais ni à mes devoirs ni à ma parole.
Dans l'attente d'une reponse rapide et positive
Votre fervent admirateur
Kronprinz

Merci ! - Danke schön !




Merci à chacun d'entre vous pour vortre participation à cette campagne. J'espère que vous vous êtes autant amusés que moi et que vous y avez pris plaisir.

Une nouvelle campagne avec de nouveaux arbitres devrait être lancée d'ici quelque temps et vous serez probablement contactés. Il devrait s'agir de 1809.


Merci encore et à bientôt.


Philippe Cousin

Et dieu dans tout ça (analyse de l'arbitre)

Under construction

Que dire de cette campagne si ce n'est que je me suis bien amusé (en espérant que ce fut récirpoque). Ma première réflexion sera un comparatif historique : les allemands mettent le siège devant Paris presque une semaine jour pour jour avec la date historique. Cela démontre de mon point de vue la cohérence et l'efficacité de nos règles.
Il peu y avoir une frustration côté Français. Certains pourraient dire "... et dire que nous entrions en Allemagne ! que l'armée allemande eût été coupé de ses bases !" ; c'est vrai.
Pour autant cette stratégie que les français ont tenté à deux reprises (marche sur Toul et marche pour la libération de l'Alsace) comportait un risque majeur : la méconnaissance des points de victoire. C'est d'ailleurs en partie cela qui conduit Moltke a demandé un retrait de troupe important la veille de la bataille décisive. Si ses ordres avaient été exécutés, la bataille êut-elle était gagnée ? Rien n'est moins sur ! Et si finalement les Français marquaient 5 points en entrant en allemagne ?
Cette question est donc décisive dans la victoire. Elle l'est parce que les joueurs Allemands concernés (Saxe, Barnekov puis F. Charles et Manstein, Kronprinz) ont décidé de prendre le risque de ne pas exécuté les ordres. L'initiative était du côté de la Prusse.
Ce ne fût pas toujous le cas et je note la grande qualité de jeu et le pragmatisme des Français.
A l'exception du début de campagne particulièrement difficile (du fait de l'absence de chef) les joueurs ont su manoeuvrer et saisir les opportunités qui se présentaient. Combien de fois les joueurs prussiens ont-ils soufflés mais comment ont ils monté ce coup ?
Certes bien souvent la stratégie d'ensemble faisait défaut mais l'initiative individuelle des joueurs a longtemps permis de générer des victoires qui ont semé le doute dans les esprits allemands. L'exemple de Mac Mahon a Gougenheim ou encore celle de Failly à Obersteinbach et l'arrivée inopinée de Conseil Dumesnil à Chateau Salins en sont des exemples.
Sur le terrain donc les initiatives furent partagées et, si celles des joueurs prussiens étaient attendues, celles des joeurs Français fûrent surprenantes. Alors pourquoi les Français ont ils perdu me direz-vous ?

La cause est à rechercher me semble-t-il dans l'excécution des manoeuvres car des stratégies étaient élaborées, elles étaient claires. Il y eût 3 phases :
- la marche sur l'Allemagne (Mac Mahon retient la III Armée en Alsace et Bazaine marche avec tous les autres corps sur Sarlouis)
- La manoeuvre de Toul (Tous les corps Français manoeuvrent par train pour libérer l'empereur prisonnier dans Toul)
- la manoeuvre à front renversé (Tous les corps marchent pour couper la ligne de communicatoin des armées allemandes)

La marche sur l'Allemagne fût une catastrophe puisque sans coordination Bazaine se trouve seul à attaquer ; la manoeuvre sur Toul qui aurait pu conduire à de si beaux résultats et une nouvelle fois un échec cuisant du fait de

LES PRELIMINAIRES DE LA BATAILLE DE PARIS

Les Français :
Le 08 août au soir le ministre de la guerre reçoit confirmation de l'avancée convergente de troupes allemandes sur la capitale. Bien qu'ayant gardé cette information le plus secrètement possible, le désarroi s'empare des Parisiens et bientôt les deux armées françaises. Si Bazaine et l'Etat major Général ne s'étonne pas d'une nouvelle qu'il considère comme logique, beaucoup de généraux qui n'avaient pas connaissance de la proximité des Prussiens sont abasourdis.
Ce "flègme" relatif de l'Etat Major cache toutefois mal l'inquiétude du générallissime. La manoeuvre engagée par tous les corps français sur les lignes de communication allemandes risque de s'exécuter trop tardivement. Paris doit gagner du temps afin de permettre l'exécution de cette manoeuvre à front renversé.
Le général Lebrun décide donc de se battre sous les murs afin de soulager les forts qui ceinturent la capitale. Les troubles civils dans Paris impose néanmoins d'y conserver des forces.
Le combat sera rude et le commandement espère que la masse d'infanterie déployée portera le doute dans les rangs ennemis ...

Les Prussiens :
A la réception du message du Kronprinz annonçant le désastre de Neuf brisach, Moltke découvre enfin la localisation souhaitée depuis plusieurs jours de certains corps Franaçais. L'annonce de la présence de Bazaine à Vesoul termine de le renseigner. Le choix est donc des plus simple : défendre la ligne de communication oou marcher sur la capitale.
Le LG Moltke décide d'assurer sa ligne avant de s'engager sur Paris et donne ses ordres en conséquence. Barnekov et le Prince de Saxe fulminent à leur réception. Pourquoi faudrait-il se retirer quand on peut marcher et encercler la capitale ? En conscience ils décident de s'y soustraire en prenant soin d'alerter le Prince Frederik de leur décision. Ce dernier après réflexion décide de s'engager à leur côté entrainant avec lui les corps de Manstein ....

Où étiez vous ?

Certains joueurs avaient un alter ego Personage non Joueur quelque part. En voici quelques uns :

* Gouverneur Général Pentel (gouverneur de Metz) : capturé dans cette ville
* Commandant Damie : capturé à Lauterbourg
* Colonel Dray, promu pour son action de bravoure à Thionville Général de Brigade au II Corps (Bataille)
* Colonel Vandecastele : garnison des gendrames de Meaux affecté au II Corps
* Lt Colonel Lepan dit "pan-pan" Gardes Nationales au XII Corps
* Colonel Roussel : colonel de la brigade de marche de Spahis détachée à la Garde Impériale
* Capitaine de Corvette Costopoulo cdt l'infanterie de Marine et capturé à Epernay.
...

Parle à mon C.L, ma tête elle est malade ...

Le 08 septembre, Moltke ordone les mouvements suivants :
Compte tenu de la situation dans l'est, il est nécessaire de réagir et effectivement de ramener sur Metz et Nancy une force suffisante pour bloquer la manoeuvre de l'ennemi. Les XIe (Groupement De Barnekow), XIIe (Groupement du Prince de Saxe), IXe (Groupement De Manstein) korps et la Garde (Prince Frédéric), doivent être portés sur TERGNIER et EPERNAY puis TOUL .

Il reçoit la réponse de Barnekov :
"J'ai lu avec une très grande attention vos ordres éclairés et extrêmement pertinents. J'ai malheureusement reçu votre message très tardivement ce matin, bien après avoir donner mes ordres. "
du Prince de Saxe :
Je viens à peine de recevoir votre message de 22 h 00. Ce soir nous serons devant Paris. Demain nous engagerons la bataille finale !
du Prince Frederik Charles :
"bon ben finalement à la lecture du message de Moltke, ça change pas mal peut être trop tard ... je ne vais pas partir dans l'est alors que la gloire est devant Paris !"

et Moltke de conclure : Pfff ! z'écoutent rien !

de l'humour teutonique ...

Bon mot d'un prisonnier badois suite à l'avancée des français sur Fribourg:

"Choldat allemand chez vous, choldats français chez nous, pas de jaloux"

Decaen fête la prise d'Epinal

70 000 Français attaquent au petit matin la garnison de 1500 Bavarois qui, pris par surprise, sont forcés de mettre bas les armes.


Général Decaen au Maréchal Bazaine après quelques verres de vin d'Alsace afin de fêter la victoire...
Mon Maréchal, ..., hips, ... on a gagné, on a gagné, ..;
Bon Ben , quoi qu'on fait, ..., maintenant, hips, ... ?
Parcequ'on me dit Général Decaen, mais on me dit pas où ... !
Et vive Mon Maréchal de Bazaine, c'est lui le plus mieux , ... hips ,...